Assurance emprunteur : Qui sont les Français à ne pas en bénéficier ?

Un projet immobilier est toujours un investissement important en terme de temps, de finances et d’énergie. Le prêt et l’assurance de prêt qui le complète sont des étapes incontournables de ce parcours du combattant. Mais il faut savoir que des particuliers peuvent se retrouver dans une situation de refus d’assurance de leur prêt, ce qui peut parfois les surprendre et les mettre dans une situation délicate. Mais il y a des choses à faire si cela se produit.

Les exclusions partielles de l’assurance prêt immobilier

Lorsque le dossier de l’emprunteur présente certaines caractéristiques de risque que l’assureur ne veut pas prendre en charge, il peut proposer des exclusions à son client potentiel. Une couverture qui ne sera donc que partielle, mais qui peut permettre dans la plupart des cas de poursuivre son projet de prêt, avec certains risques toutefois exclus de la couverture d’assurance.
L’assureur peut exclure des garanties de sa couverture, comme par exemple la garantie PTIA (Perte Totale Irréversible Autonomie) s’il établit avec ses critères d’analyse, le risque de survenue de cet état est trop important. L’assureur peut également exclure des sinistres, comme par exemple la pratique d’un sport extrême : si un accident grave intervient dans le cadre de la pratique de ce sport, l’assurance ne se déclenchera pas.
Il y a en général négociation des exclusions, car il s’agit de conditions particulières au contrat. On peut les accepter ou les refuser, mais il faut savoir que la banque prêteuse sera vigilante sur ces exclusions éventuelles, certaines pouvant lui faire remettre en cause son offre de prêt.

Les cas de refus total d’assurance emprunteur

ils sont de plusieurs nature, mais les plus courants sont liés à l’âge et à la situation médicale. dans certains cas, la compagnie d’assurance considérée que le risque de survenue d’un sinistre pour une personne d’un certain âge est trop élevé, et il refusera de l’assurer. Il en est de même pour les questions de santé, même si les pouvoirs publics ont mie en place des parades : droit à l’oubli, convention AERAS. Cela est expliqué e général par le fait que votre dossier un risque dit « aggravé », d’ordre médical par exemple, et que cela ne l’intéresse pas de vous assurer. Plusieurs motifs peuvent être invoquer pour justifier ces refus, que ce soit d’ordre médical ou bien lié à votre activité professionnelle (une couverture décès pour un cascadeur, pour schématiser), à des activités de loisirs particulièrement dangereuses. Il est possible que ce refus de couverture assurancielle ait pour effet de rendre caduque l’offre de prêt envisagé.

L’assurance de prêt n’est pas une obligation

Il est bon de savoir que même si dans la plupart des cas les prêts immobiliers disposent d’une assurance, cela n’est pas une obligation. La compagnie d’assurance liée à votre banque, chez laquelle vous prévoyez de faire un prêt peut refuser de vous assurer. Aujourd’hui, la loi Hamon et la loi Lagarde antérieure permet à l’emprunteur de faire jouer une délégation d’assurance: l’emprunteur peut aller voir l’assureur de son choix pour se voir proposer des conditions spécifiques; Certains assureurs, en délégation, proposent des contrats ciblés sur les populations plus âgés ou avec des conditions de santé particulières; cela se traduit le plus souvent par des primes d’assurance un peu plus élevées. Toutefois, si l’on fait bien jouer la concurrence, notamment grâce à u courtier, on peut trouver de bonnes conditions dans la plupart des cas de figure.
Enfin, en cas de refus, il est possible de trouver un garant qui viendra pallier votre problème si vous vous trouviez dans l’impossibilité de rembourser vos traites; Vous pouvez également augmenter votre apport personnel grâce à vos économies ou à une aide extérieure, pour limiter le montant d’emprunt, pour en faciliter les conditions.