Assurance emprunteur : Que se passe-t-il si vous veniez à perdre votre travail ?

L’assurance emprunteur relève d’une exigence des institutions financières. Celle relative à la perte d’emploi est facultative d’option. Elle constitue cependant une garantie pour la banque ainsi que pour l’emprunteur.

Notion d’assurance emprunteur en cas de perte d’emploi

L’assurance emprunteur permet à la banque de rentrer en possession de son crédit quelles que soient les situations malheureuses dont l’emprunteur peut être victime. Quant à la perte d’emploi, elle fait suite à un licenciement par l’employeur. Au cas où le licencié a des engagements vis-à-vis de la banque, des difficultés financières peuvent affecter sa solvabilité. Cela met en évidence l’importance de l’assurance perte d’emploi. Elle n’est, cependant, exigée ni par la loi, ni par les institutions financières. Son option est donc volontaire.

 

Elle est accordée au client suivant certains critères définis. La tranche d’âge requise est de 55 à 65 ans selon les établissements d’assurance. La santé du client est également prise en compte dans l’éligibilité de son dossier. En situation de perte d’emploi, un emprunteur ayant souscrit à la garantie perte d’emploi peut bénéficier d’une indemnité dont le taux varie entre 0,1 et 0,6% du crédit.

 

Qualité des personnes pouvant souscrire à une assurance emprunteur perte d’emploi

 

Le bénéfice de l’assurance perte d’emploi concerne les salariés et est soumis à des conditions. Seuls, ceux qui remplissent l’ensemble des conditions peuvent en avoir droit. Le salarié sous contrat à durée déterminée peut bénéficier cette assurance. A cet effet, il apporte la preuve d’une durée minimale de 90 jours de travail à temps complet. Il doit, en outre, justifier d’un contrat à durée indéterminée (CDI) avant son licenciement.

 

Le salarié sous CDI ne peut profiter de cette assurance que s’il prouve qu’il a travaillé pour le même employeur pendant une durée minimum de 6 mois à 1 an en dehors de la période d’essai. Il est nécessaire de retenir que le salarié qui ne satisfait pas à ces exigences ne peut souscrire à cette assurance. C’est le cas des travailleurs en période d’essai, de préavis de licenciement et de chômage partiel. Il en est de même pour les travailleurs en rupture conventionnelle, en préretraite ou en période de démission.

 

De plus, toutes les catégories de travailleurs ne sont pas concernées par l’assurance perte d’emploi. Il s’agit surtout de la catégorie des travailleurs indépendants (professions libérales, artisans, commerçants, exploitants agricoles…). En effet, certains profils ne rassurent pas les organismes financiers.

 

L’assurance emprunteur relative à la perte d’emploi ne tient pas compte de toute perte d’emploi. En la matière, il est nécessaire de remplir les conditions pour bénéficier d’allocations relatives au chômage. Ainsi, sont exclus tous les travailleurs au chômage même de façon partielle par démission, faute lourde ou par rupture conventionnelle.

 

Durée de l’indemnisation de l’assurance perte d’emploi

 

L’assurance perte d’emploi est limitée dans le temps. Les contrats d’assurance sont conclus généralement pour une durée de 6 mois, 12 mois et rarement pour une durée de 18 mois.

 

La durée d’indemnisation est également limitée dans le temps quel que soit le prêt immobilier sollicité. Le plus souvent, cette durée est fixée à 36 mois. Elle peut être, selon les contrats (souples), étendue à 48 mois.

 

Pour bénéficier de l’assurance, il est obligatoire de respecter une période de carence au cours de laquelle toute indemnisation est impossible. Cette période ne peut être inférieure à 6 mois et peut s’étendre jusqu’à 12 mois. La période de cotisation court dès la signature du contrat.

 

En conclusion, le salarié ne peut bénéficier de l’assurance perte d’emploi qu’en cas de licenciement. Une analyse minutieuse des conditions s’avère nécessaire avant la souscription de cette assurance.